I-O-T : INTERNET Of THINGS / Internet des Objets

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Tag - Internet

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Wednesday 19 April 2017

Petite réflexion autour de l'élection Présidentielle de 2017...

Une nuance que je n’ai pas perçue dans les programmes des candidats (mais je peux me tromper)…

Je ne pense pas qu’il faille systématiquement (doctement) opposer :

  • le schéma usuel de l’économie capitaliste de masse ; schéma basé sur une offre pléthorique (la plus formatée possible), qui stimule la demande (la plus standardisée possible) via une démarche ‘top-down’ (verticale, et de haut en bas) avec toutes les dérives marketing possibles et imaginables, et les comportements d’achat les plus ‘panurgiques’ qui soient… Bref, la doxa des élites économiques actuelles ;
  • … avec celui d’une économie plus collaborative (à l’image de celle qui prévalait avant la mécanisation et le développement de l’automatisme, dont l’informatique et Internet ne sont que le paroxysme). Cette économie plus ‘contextuelle’, qui opère de façon plus horizontale, et qui repose sur le principe selon lequel la ‘demande y pilote l’offre’ qui peut s’adapter jusqu’à faire du ‘sur-mesure’.

La différence tient juste dans un problème d’échelle ; un peu comme la différence qui existe, en physique, entre les théories (ou modèles) qui soutiennent nos schémas de pensée actuels dans l’infiniment grand (relativité restreinte et générale), et l’infiniment petit (physique quantique).

À la base de toute micro-relation économique, il y a effectivement un ‘besoin’ individuel. Ce ‘besoin’ crée une demande s’il ne peut être auto-satisfait. L’acteur économique qui le ressent va ensuite s’attacher à identifier une ou plusieurs offres susceptibles de satisfaire ce besoin, puis de s’organiser avec elle(s) pour qu’elle(s) y réponde(nt). Mais ce n’est plus aussi évident à une échelle macro-économique.

Cependant, c’est parce que ce modèle initial, évident (appelons-le « 1 »), a été occulté dans les principales approches marketing, et parce qu’on applique systématiquement le modèle ‘offre-stimule-demande’ (appelons-le « 2 »), que nous nous prenons les pieds dans le tapis quand nous parlons d’économie collaborative. Dit autrement, ce n’est pas parce que le modèle « 2 » marche à une grande échelle, que son utilisation, via des outils numériques (si puissants soient-ils), va permettre de le faire fonctionner à l’échelle du modèle « 1 ». L’erreur des créateurs de plateformes collaboratives centralisées (et des analystes qui célèbrent quotidiennement ce modèle) a été de croire que la puissance de l’outil informatique permettait une adaptation essentiellement contre-nature...

Pour autant, à une grande échelle, et, ce, tant que l’automatisation ne permettra pas une vraie production ad-hoc (sur-mesure et à à la demande), le modèle « 2 » fonctionnera encore bien pour la plupart des besoins et ne sera pas prêt de disparaître (les FabLabs ne sont encore que des expériences ponctuelles, même s’ils illustrent une tendance de fond).

Aujourd’hui, relancer l’économie en misant essentiellement sur le schéma « 1 » est une bonne idée car c’est LA tendance… … Cependant, le faire sans prendre un minimum de précautions en amont, est très risqué (voir les erreurs commises en France, de 1981 à 1983).

En effet, il manque aujourd’hui les éléments qui aideront les acteurs économiques individuels à s’engager dans cette voie, de façon vertueuse pour la collectivité. En l’absence de ces éléments, ce n’est pas tant l’économie locale qui bénéficiera d’une telle relance, mais les pays manufacturiers qui font office « d’usines du monde » ; ou les pseudo-plateformes collaboratives qui, pour beaucoup, défiscalisent leurs bénéfices.

Ces plateformes dites ‘collaboratives’ ne sont pas non plus, structurellement, les bonnes solutions ; car elles amplifient le modèle « 2 », voir http://www.i-o-t.org/post/UBERIZATION_VS_COLLABORATION et http://www.i-o-t.org/post/uberisation. Leur 'business model' consiste souvent à faire produire par les autres, et faire payer les consommateurs, souvent par le biais d’une taxe sur les transactions effectuées, leur autorité (ou caution) de tiers de confiance. Pour y parvenir, elles doivent se retrouver rapidement en situation monopolistique sur leur marché (acquisition d’utilisateurs : producteurs et consommateurs ), pour mieux le verrouiller à leur seul profit, et asseoir cette autorité. Elles le font en centralisant, sur des plateformes digitales accessibles via Internet, une offre verticalisée et pléthorique, afin de satisfaire le mieux possible une demande difficile à anticiper. Sur ces plateformes, l’offre de masse (la plus formatée possible) y stimule la demande (la plus standardisée possible) via une démarche ‘top-down’ (verticale, et de haut en bas). Ce qu’on appelle l’Uberisation reproduit ainsi - en plus efficace (digital) - le schéma habituel de l’économie de consommation de masse, dans laquelle le marketing est le nerf de la guerre commerciale… il n’y a en effet aucune différence intrinsèque entre la compagnie de taxis G7 et la société UBER.

À l’échelle des prosumers (ou consommacteurs), ces plateformes n’ont cependant rien de 'collaboratif', comme elles voudraient nous le faire croire. Notamment parce que leur offre reste standardisée. Au contraire, collaborer entre acteurs individuels (Any-to-Any) est une activité hautement contextuelle, qui se pratique essentiellement de pair à pair (non centralisée), souvent sans autorité tierce. Un échange ‘collaboratif’ opère donc souvent sur la base d’une confiance préétablie entre deux acteurs, de façon horizontale (ou latérale)… parfois ‘bottom-up’ (co-organisation ad-hoc, verticale, construite de bas en haut). Il repose sur le principe initialement à la base de tout échange : la demande y pilote l’offre qui s’adapte et fait du ‘sur-mesure’.

Ce qu’il faut plutôt, ce sont des outils, ou artéfacts, qui permettent aux acteurs individuels de démultiplier leur capacités individuelles en matière d’intermédiation et d’échange… dans des schémas locaux, contextuels et pairs-à-pairs… ce, afin de favoriser la création de valeur localement. Il en existe, par exemple : https://youtu.be/_LcxYGn8Q2E.

Copyright - Philippe GAUTIER (2017)

Tuesday 9 April 2013

“Don’t tell my shoes that I am human, they still think I am a smartphone” (The Internet of Things explained to my mother… by Philippe GAUTIER & Nicolas FOGG)

Not only my mother !
The Internet of Things also explained to :

  • My old parents,
  • My Boss,
  • My kids,
  • ...

This article is also available in French.


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Monday 8 April 2013

« Ne dites pas à mes chaussures que je suis humain… elles croient que je suis un smartphone » (L'Internet des Objets expliqué à mes vieux parents)

L'Internet des Objets expliqué à mes vieux parents, mais aussi :

  • Mon Boss,
  • Mes enfants,
  • Mon voisin,
  • Etc.

Cet article est aussi disponible en Anglais.

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Saturday 29 December 2012

Internet des Objets et standardisation…

...

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Tuesday 11 December 2012

La question du transfert de la gestion des DNS sous l'autorité de l'UIT

Les discussions en cours témoignent de la différence fondamentale d’approche – en matière de gouvernance – entre une culture basée sur le droit latin (top-down) et une autre basée sur le pragmatisme libéral (bottom-up… attention, ne pas confondre "libéral" et "néolibéral" !).

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Saturday 1 December 2012

Internet des Objets et entreprise étendue

Le concept d’Internet des Objets généralise l’échange et le partage des informations, au-delà des humains et des objets numériques (logiciels, services Web…)... mais il intervient dans un contexte de société de l'information immature.

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Saturday 11 February 2012

Entretien avec Michel Quesnel, universitaire, autour du livre : "L’Internet des objets, Internet mais en mieux" - de Philippe Gautier & Laurent Gonzales (Afnor éditions 2011).


Entretien avec Michel Quesnel, universitaire, autour du livre : L’Internet des objets, Internet mais en mieux(1) - de Philippe Gautier & Laurent Gonzales (Afnor éditions 2011).


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Sunday 10 July 2011

A new book on the Internet of Things

This book is an essay on the future of the Internet and the - now necessary - contribution of both sciences of complexity and cybernetics in information systems to meet the new challenges of sensory technologies (NFC, RFID, Barcodes, GPS, etc.) and open value chains. This essay discusses the particular impacts on economics, sociology and governance....

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Tuesday 21 June 2011

Un nouveau livre sur l'Internet des Objets

Parution le 10 juillet 2011 aux éditions AFNOR.

Internet évolue en fonction des besoins de ses utilisateurs. Dans "L’Internet des Objets", Philippe Gautier et Laurent Gonzalez apportent des éclairages et un grand nombre de réponses aux questions concernant l’évolution de l’Internet actuel, sa gouvernance, mais aussi les mutations probables des systèmes d’information. Un ouvrage complet qui n’est pas réservé aux technophiles.

L'internet des objets : réf: 3465316 - ISBN : 978-2-12-465316-4.

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Tuesday 7 October 2008

La gouvernance de l'Internet des objets

Télécharger le PDF joint (voir en bas de billet : attention au copyright ! document déposé chez un huissier de justice).
L'internet des Objets va bousculer nos approches traditionnelles en matière de gouvernance de l'Internet....

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